Ligue ODEBI

<Information> & <Freedom>
16 December 2004
Internautes : la chasse est ouverte.

La période de chasse à l’internaute semble bien avoir commencé en France.

Dans le rôle du chasseur, l’industrie culturelle.

Rappellons que ces ‘industriels’ ont trouvé comme parade à leur manque d’imagination la criminalisation de leur clientèle.

Dernièrement deux procés ont abouti à la condamnation de simples internautes à des amendes de 1500 à 20.000 euros .(voir la dernière dépéche AFP en suite d’article)

Rappelons leur que Les P2Pistes sont aussi des acheteurs et leur futur client sont tous des P2Pistes à savoir la génération des 18-25 ans qui ont integré dans leur mode de consommation le réseau comme une réponse à un pouvoir d’achat trop faible et une diversité ‘industrielle’ trop étroite pour leur convenir.

A ce besoin de nouveautés et d’originalités et à cette politique de prix qui mets sur la touche une grande partie de leur clientéle potentielle, les maisons de disques répondent par la violence et l’agression.

Leur campagne de chasse commencée dans la vulgarité avec une affiche représentant un doigt levé continue dans l’indécence et la cynisme avec des procés qui n’auront comme seul effet que de précariser certains de leurs clients.

Pour avoir voulu partager, certains internautes sont condamnés à de la prison avec sursis et de trés fortes amendes qu’ils pourront difficilement payer.

La France vient d’inscrire dans les tablettes de sa courte histoire numérique le ‘délit de partage’ véritable insulte à notre intelligence collective et dernière preuve, si on en avait encore besoin, que ces industriels de la culture ne produisent plus aucun bien culturel mais seulement des sous produits marketing qui n’ont véritablement que la valeur que leur donne les tribunaux soit environ 2.5 euros par album au vu des amendes.

La seule réponse censée et solidaire du réseau serait une souscription géante pour payer toutes les amendes que notre justice aux ordres pourrait infliger à nos fréres d’arme tombés au champs du partage.
—————————————————-

Dépéche AFP:

Téléchargement de musique: 1500 euros d’amende
requis contre un internaute

CERGY, 15 déc 2004 (AFP) - 1500 euros d’amende ont été
requis mercredi contre un enseignant de 28 ans qui
comparaissait devant le tribunal correctionnel de
Pontoise (Val-d’Oise) pour avoir, via internet,
téléchargé sur son ordinateur et mis à disposition
d’autres internautes dix mille fichiers musicaux.

Le tribunal a mis sa décision en délibéré et se
prononcera le 2 février.

Le procureur de la République Jean-Pascal Oualid a
également demandé la publication du jugement dans deux
quotidiens nationaux et la confiscation du matériel
informatique du prévenu.

28.366 euros et la publication du jugement dans la
presse ont été demandés au titre des dommages-intérêts
par plusieurs sociétés de défense des ayants-droit,
dont la Sacem, parties civiles.

Le prévenu, enseignant en lettres dans un lycée
résidant à Pontoise, est accusé d’avoir, entre août
2003 et août 2004, téléchargé sur internet et mis à
disposition d’autres internautes 30 giga-octets de
musique, soit l’équivalent de 614 albums.

Il avait été arrêté le 18 août 2004, après avoir fait
l’objet de plusieurs mois de surveillance, par les
gendarmes de la brigade anti-cybercriminalité de
Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

7 December 2004
20.000 euros et deux ans de prison avec sursis pour deux fusillés pour l’exemple.

Ce 7 décembre, Le tribunal de grande instance de blois vient de condamner, à la demande des industries phonographiques, deux internautes pris au hasard.

Le tribunal les condamne à payer 20.000 euros et leur inflige une peine de 2 mois de prison avec sursis.

Les deux victimes avaient environ 120 films au format DIVX pour leur usage personnel et ne faisaient aucun commerce de ces Cds.

Cette condamnation est profondemment injuste et marque une fois de plus avec éclat le degré de cynisme auquel sont arrivés certaines industries qui n’ont de ‘culturelles’ que le nom qu’elles semblent continuer à vouloir se donner.

La Ligue ODEBI appelle plus que jamais à la mobilisation et à la guerre technologique contre ces parasites.

Notre seule réponse sera le nombre, l’utilisation toujours plus massive des technologies P2P et le refus massif d’envisager l’institution d’un quelconque racket organisé au profit de ces lobbies qui nous refusent le droit de partager .

Nous vous encourageons donc à massifier notre Boycott version 2 : http://www.odebi.org/boycothon/ (le premier boycothon avait réuni plus de 50.000 signatures) et à initier le plus grand nombre de vos proches aux technologies alternatives et aux technologies de partage comme le P2P.

Notre seule alternative est maintenant d’utiliser le réseau à notre profit et ainsi de contraindre ces majors à abandonner leur stratégie tout aussi stupide qu’inefficace.

Nous vaincrons !

26 November 2004
La SACEM s’attaque aux collégiens

Loin de renoncer, les industriels de la culture (sic) veulent maintenant forcer les portes des établissements publics pour répandre leur propagande. Nous pouvons en effet lire dans l’articlede ‘20 minutes’ “La SACEM fait la leçon aux collégiens“:

[Dès la fin du mois et jusqu'en mai 2005, la Sacem va à la rencontre des collégiens. Objectif : « Expliquer à 200 000 élèves que les auteurs-compositeurs vivent grâce aux droits qui leur sont versés et que les moins
connus d'entre eux sont en danger », précise David El Sayegh, chargé des questions Internet et multimédias à la société des droits d'auteur. Autre souci, casser l'image du P2P développant l'offre culturelle. « Sur un serveur illégal, un utilisateur va chercher un auteur qu'il connaît. Le P2P ne permet pas de découvrir de nouveaux talents. » ]

19 November 2004
Premiére jurisprudence favorable pour les anti LEN.

Une association demandait à Wanadoo de couper l’accès à un contenu estimé illicite sur le site du Consul général de Turquie, en invoquant les dispositions de la LEN. Le TGI a rejeté cette demande.

Pour plus de renseignements, vous pouvez consulter l’article de 01net :
La responsabilité des hébergeurs devant le tribunal
Une association demandait à Wanadoo de couper l’accès à un contenu estimé illicite sur le site du Consul général de Turquie, en invoquant les dispositions de la LEN. Le TGI a rejeté cette demande.

14 November 2004
Microsoft piraterait-il ?

C’est la question qu’ on peut se poser aprés la révélation d’un magazine allemand - German PC-Welt - qui a pu déceler dans plusieurs fichiers au format
.wav, une signature prouvant l’utilisation de SoundForge, un éditeur de sons. Dans ces fichiers, des lignes qui semblent laisser penser que les ingénieurs
Xsoft ont utilisé une version piratée du logiciel dans Windows XP. Pour en avoir le coeur net, nous vous conseillons de consulter les quelques articles suivants

[1] http://www.pcwelt.de/news/software/104785/index1.html
[2] L’image qui prouverait que…

Nous en parlons aussi dans le forum ODEBI :lien en direction du forum ODEBI

11 November 2004
bofacademy.com : Endemol n’aime pas l’humour.

Peut etre une nouvelle affaire de censure qui prend forme.

Endemol s’apprête à attaquer le site parodique bofacedemy.com qui entend lutter contre la pollution audiovisuelle.

Pour l’instant la société procède par menaces - lettre de cabinets d’avocats- : techniques bien connues pour faire taire
sans aller en justice. Elle utilise aussi de fait un des aspects de la LEN si elle fait entrer ses premiéres missives
comme la fameuse lettre d’intimidation que nous avions denoncée lors de notre combat contre la LEN.

Les auteurs n’entendent pas fermer leur site et sont donc partis pour engager un bras de fer contre ENDEMOL.

A voir :

  • Article du monde:

    Pas de BOF dans le PAF version Endemol

    “Star Academy”, l’émission de téléréalité produite par Endemol, menace d’attaquer pour contrefaçon le site parodique Bofacademy. “On peut rire de tout, oui, mais pas avec n’importe qui”, affirmait Pierre Desproges. Plus de seize ans après sa mort, l’analyse de l’humoriste sur les limites de la dérision fait toujours débat. Récemment, la société de production audiovisuelle Endemol a repositionné à la baisse la barre de ce que pouvait s’autoriser la parodie. Pour résumer, selon la maison de production, on peut rire de tout, oui, mais pas de la “Star Academy”. Dans la ligne de mire de l’émission phare de téléréalité de TF1, le site Internet bofacademy.com.

  • BofAcademy.com

    Note : si vous voulez débattre avec passion et patience de l’actualité sur le net, rejoignez notre communauté en testant le forum ODEBI !

  • 5 November 2004
    Novell dénonce la campagne de désinformation de Microsoft

    Microsoft n’a vraiment peur de rien : Steve Ballmer a récemment diffusé un mail prétendant que windows serait plus sûr et moins coûteux que Linux… Cette campagne démontre que Microsoft craint la concurrence de Linux. La réponse de Novell aux affirmations de Ballmer ne s’est pas faite attendre:

    Novell vient donc de publier un mémo pour rétablir certains faits allègrement passés sous silence par Microsoft. Interrogé par Silicon.com et ZDnetUK, Gael Duval, co-fondateur de Mandrakesoft, indique qu’il voit là un changement dans la stratégie de microsoft : “We think that Microsoft is trying a new strategy to fight against Linux by spreading much FUD [Fear Uncertainty and Doubt] about Linux strongest points“.


    En attendant, nous vous conseillons de télécharger Firefox.



    Liens:
    Linux vendors hit back at Ballmer’s email
    Novell responds to Microsoft email
    Microsoft’s new weapon against Linux questioned
    Ballmer’s attack on open source boosts Linux, say OSIA
    Ballmer cites ‘facts’ in Microsoft’s battle against Linux
    Novell veut ”rétablir la vérité” face à la campagne anti-Linux de Microsoft

    1 November 2004
    Chine : fermeture de 1600 cybercafés.

    Sur les deux millions de cybercafés chinois inspectés, 1600 ont été fermés et 18.000 ont été fermés provisoirement pour rectification selon l’agence Chine Nouvelle…

    C’est une dépêche Reuters Pékin qui annonce ces fermetures, que les autorités chinoises justifient par la possibilité que ces établissements offrent aux mineurs d’accéder à des programmes violents ou pour adultes.

    Pour Zhang Xinjian, haut responsable du ministère de la culture :”La pornographie, les jeux d’argent, la violence et d’autres problèmes ont affecté le bon développement d’internet en Chine“.

    Au-delà des efforts on ne peut plus louables et politiquement corrects des autorités chinoises, il n’est pas totalement inutile de rappeler que dans son rapport “Internet sous surveillance 2004″, Reporters Sans Frontières, indique que :”Avec 61 internautes incarcérés au 1er mai 2004, la Chine est la plus grande prison du monde pour les cyberdissidents. C’est également le pays où les technologies d’interception des communications électroniques et de censure du Réseau sont les plus développées. Les autorités ont en outre récemment décidé de resserrer leur étau sur la Toile, revenant ainsi sur les maigres acquis glanés par les internautes ces dernières années.

    A l’occasion de la visite de Jacques Chirac en Chine, RSF avait dénoncé la vente de technologies de censure à la Chine, accusant une entreprise française de participer à l’édification de la “grande muraille des ondes”.

    Des mesures analogues ont récemment été imposées en Erythrée.

    1 November 2004
    Firefox : 7 millions de DL, et 250.000$ de dons!

    Libération du web : c’est -depuis ce week end- sept millions d’internautes qui ont téléchargé la version béta du navigateur libre Firefox. L’appel à donation destiné à la publication d’une page d’annonce dans le New York Times a quant à elle permis de recueillir 250.000 $.

    En dix jours, des milliers d’internautes dans le monde, et des sociétés, ont donné 250.000$ pour cette campagne, et c’est en fin de comptes les noms de 10.000 supporters qui seront publiés dans le NYT.

    Le site de campagne, Spread Firefox, indique que près de 60% des dons viennent d’états américains, et 40% de 81 autres pays : les internautes français sont les quatrièmes donateurs au classement!

    A Paris, Jérôme Relinger annonçait récemment sa volonté de faire du 13ème la tête de pont de la libération logicielle de Paris, proposant en particulier le remplacement d’IE par Firefox.

    Pour télécharger Firefox, cliquer ce lien. Firefox a la particularité de recevoir des extensions de fonctionnalités. Nous vous recommandons les extensions suivantes :
    Super DragAndGo
    Copy Plain text
    Copy URL+

    Translate
    Tab Cliking Options
    Focus Last Selected Tab
    Google Pagerank Status

    Tweak Network
    View Cookies


    1 November 2004
    Censure du réseau Indymedia : Indymedia-Nantes de nouveau en ligne!

    Dans un communiqué, le collectif de modération Indymedia Nantes annonce le retour du site, qui avait été fermé le 7 octobre dernier à la suite de la saisie des serveurs Indymedia hébergés à Londres par la société texane Rackspace, probablement sur ordre du FBI et de la justice américaine:
    Le site indymedia nantes (http://nantes.indymedia.org) est de retour, la saisie du serveur qui l’hébérgeait est indépendante de notre volonté. Elle résulte, sans doute, de l’action conjointe des gouvernements suisses, anglais, américains et italiens qui nient cependant toutes partipations à cette saisie.

    Indy Nantes dénonce une situation inacceptable dans un pays démocratique :”A l’heure ou nous écrivons ce communiqué, les raisons de la saisie des serveurs anglais du réseau Indymedia demeurent obscures. Nous nous retrouvons dans la situation invraisemblable d’être l’objet d’une attaque des autorités gouvernementales citées précédemment sans en connaitre ni la raison, ni le but.

    Si des responsables politiques ont réagi, dans différents pays européens (Suisse, Italie, Royaume-Uni), force est de constater l’absence de telles réactions en France à une censure numérique sans précédent dans des pays démocratiques, alors même que plusieurs sites français ont été victimes de cette censure brutale.

    29 October 2004
    Manu Chao : “Les grosses maisons de disques sont en train de mourir, il n’y a plus de place pour elles. C’est comme la fin des dinosaures: il y a un changement de climat

    Manu Chao donne son opinion sur l’avenir de l’industrie du disque, et sur les campagnes de procès contre les internautes : les magnats du disque sont en train de mourir de leur propre loi , les procès qu’ils intentent sont débiles, et sont la preuve la plus totale qu’ils sont perdus…

    C’est une dépêche AFP qui nous dévoile la position de Manu Chao, à l’occasion de la sortie de son livre album “Sibérie m’était contée”.


    Extraits:


    Le téléchargement pirate de la musique sur internet est “inévitable”, estime le chanteur Manu Chao, selon qui les grosses maisons de disques “meurent de leur propre loi”, la loi du marché, et réagissent en “bête blessée” en poursuivant des internautes en justice.


    Les grosses maisons de disques sont en train de mourir, il n’y a plus de place pour elles. C’est comme la fin des dinosaures: il y a un changement de climat”, déclare Manu Chao à l’AFP avant la sortie en librairie, lundi 1er novembre, de “Sibérie m’était contéee”, recueil de textes, dessins et chansons élaboré avec le dessinateur Wozniak.


    Le téléchargement gratuit “est inévitable, c’est la marche du temps, ajoute-t-il. C’est obligé, c’est la loi du marché. C’est le capitalisme qui a inventé ça: on choisit le moins cher! Ils (les responsables des multinationales du disque, ndlr) sont en train de mourir de leur propre loi”.


    Pour Manu Chao, dont les opinions sont marquées très à gauche, les poursuites judiciaires engagées par les responsables de l’industrie du disque contre les internautes utilisateurs des réseaux d’échange “peer-to-peer” (P2P) constituent “la preuve la plus totale qu’ils sont perdus”.


    C’est débile, ridicule, c’est une réaction de bête blessée“, juge le chanteur, qui avait sorti une version courte de “Sibérie m’était contéee” fin septembre en kiosque, hors du circuit de distribution classique des maisons de disques.


    Manu Chao fait cependant une distinction entre “majors” et petits labels indépendants: “Les grosses boîtes morflent mais les petites aussi. C’est là qu’il faudrait une éthique du public: que les jeunes piratent les gros comme moi, mais qu’ils fassent l’effort d’acheter chez les petits labels“.
    //
    La seule chose qui n’est pas piratable, c’est la scène.”


    Le site de Manu Chao

    28 October 2004
    Censure du réseau Indymedia : contre-attaque juridique de l’EFF

    L’Electronic Frontier Foundation a déposé une requête afin d’obtenir la levée du secret qui couvre l’injonction émise par les autorités américaines à l’encontre des serveurs Indymedia:

    Les avocats de l’EFF espèrent ainsi découvrir quelles agences et quels gouvernements sont à l’origine de la saisie des serveurs du réseau d’information Indymedia dans les locaux londoniens de la société texane Rackspace.

    Rappelons que le ministère de l’intérieur britannique, répondant à une question du député Richard Allan, a récemment annoncé qu’aucun organisme britannique n’avait participé à la saisie des serveurs.

    L’EFF dénonce une censure contraire au premier amendement de la constitution américaine, et affirme que le public a le droit de savoir ce qui s’est passé :

    When a secret order results in the unconstitutional silencing of media, the public has a right to know what happened,” said Kurt Opsahl, EFF Staff Attorney. “Freedom of the press is an essential part of the First Amendment, and our government must show it had a compelling state interest to order such an extreme intrusion to the rights of the publisher and the public.”

    liens:

    Independent Media Centers in legal bid to find out who seized servers
    le blog de Richard Allan
    A Phone Call to Devin Theriot-Orr, Attorney for IndyMedia
    autre interview de Devin Theriot-Orr sur Democracy Now

    28 October 2004
    Linux à Paris : Le 13ème se lance dans la migration.

    Alors que la Mairie de Paris n’envisage pas de migration massive vers les logiciels libres, Jérôme Relinger, délégué NTIC du treizième, propose de faire de son arrondissement la tête de pont de la libération logicielle de Paris:

    Sont ainsi proposés trois niveaux de migration :
    - remplacement d’IE par Firefox.
    - remplacement d’IE/Oultlook/Office par Firefox/Thunderbird/OpenOffice.
    - passage intégral à Linux.

    Jérôme Relinger explique sa démarche dans une interview accordée au Journal du net :

    Cela fait plusieurs années que la Mairie du 13e s’est investi en faveur des logiciels libres. En ce qui concerne l’ensemble de la Ville de Paris, une étude globale de migration vers des solutions libres du parc informatique - menée par Unilog - a été rendue publique en juin.

    Malheureusement, les conclusions sont que soit la migration vers le libre est possible mais qu’elle est hors de prix, soit qu’il vaut mieux conserver l’existant.

    Certains élus, dont je suis, pensent que ce constat n’est pas valable. Par exemple, selon le rapport d’Unilog, il faudrait cinq jours de formation pour qu’un utilisateur puisse passer de Microsoft Office à la suite bureautique OpenOffice. C’est une véritable ineptie.

    Pour ne pas avoir à choisir entre attendre le changement pendant dix ans ou y renoncer, j’ai donc pris l’initiative de faire une proposition à destination du personnel de l’administration de la Mairie du 13e arrondissement, où je suis élu. Cette proposition est celle d’une migration vers des solutions libres sur le principe du volontariat. Si l’expérience est positive, elle nous permettra de gagner du temps sur la migration de la totalité des postes de l’administration, soit 17 000 PC et plusieurs centaines de serveurs à Paris.


    Liens :



    L’appel de J.Relinger

    La voie est libre pour l’informatique parisienne

    Quand la Mairie du 13ème arrondissement de Paris se propose de libérer son personnel
    Aidez-nous à libérer le 13ème !


    Interview de J.Relinger sur le Journaldunet

    28 October 2004
    Rôle du FBI dans la censure d’Indymedia

    Alors que le FBI aurait démenti être impliqué dans la saisie des serveurs indymedia, une dépêche Associated Press cite une nouvelle source, qui confirmerait son implication :

    Selon l’Associated Press, une source _anonyme_ au FBI aurait déclaré que deux requêtes émanant de gouvernements étrangers auraient été transmises par les ambassades au département de la justice, qui les aurait transmises au FBI :


    “Said one FBI source, who spoke on condition of anonymity, “There were two different requests from two different countries that are in no way connected, except that both pertain to Indymedia.” The requests to handle the cases came through the countries’ embassies, to the Department of Justice, then to the FBI, he said.”

    La dépêche AP:


    Associated Press
    10.27.04



    Devin Theriot-Orr, a member of a feisty group of reporter-activists called Indymedia, was surprised when two FBI agents showed up at his Seattle law office, saying the visit was a “courtesy call” on behalf of Swiss authorities.
    Theriot-Orr was even more surprised a week later when more than 20 Indymedia Web sites were knocked offline as the computer servers that hosted them were seized in Britain.
    The Independent Media Center, more commonly known as Indymedia, says the seizure is tantamount to censorship, and civil libertarians agree. The Internet is a publishing medium just like a printing press, they argue, and governments have no right to remove Web sites.
    The case, which involves an Internet company based in Texas, photos of undercover Swiss police officers and a request from an Italian prosecutor investigating anarchists, raises questions about the circumstances under which Internet companies can be compelled to turn over data.
    “The implications are profound,” said Barry Steinhardt of the American Civil Liberties Union, calling the Indymedia activists “classic dissenters” and likening the case to “seizing a printing press or shutting down a radio transmitter.”
    “It smells to high heaven,” he said.
    Internet providers in the United States routinely remain silent when ordered by authorities to turn over data, though actual seizures of their servers is rare.
    The Oct. 7 seizure involves a particularly vocal group — Indymedia activists work in 140 collectives around the world from the Czech Republic to Uruguay to western Massachusetts, and their sites get about 18 million page views a month — and generated intense interest in Europe, including questioning in Britain’s House of Commons.
    The two computers were seized from the London office of Texas-based Rackspace Managed Hosting, and while they were returned Oct. 12 and all the sites are now working again, some that didn’t have backup are missing posts and photos.
    The governments involved did not provide the Associated Press with a clear picture of what was sought or which country initiated the action.
    Richard Allan, a Liberal Democrat, asked in Britain’s Parliament last week whether the Home Office, which is responsible for domestic security, had ordered the seizure.
    Home Office spokeswoman Caroline Flint said, “I can confirm that no UK law enforcement agendas were involved in the matter.”

    On Oct. 22, a motion was filed in San Antonio federal court to unseal the original order in the case.
    “The significance of this is that apparently, a foreign government, based on a secret process, can have the U.S. government silence independent news sources without ever having to answer to the American people about how that kind of restraint could happen,” said Kevin Bankston, a lawyer for the Electronic Frontier Foundation, which drafted the motion. “Every press organization should be asking, ‘Am I next?’ ”
    The FBI issued a statement saying that, “at the request of a foreign law enforcement agency,” it assisted in serving Rackspace with a U.S. subpoena for Indymedia records. “Rackspace located the Indymedia records on servers in the United Kingdom. A brief interruption of Indymedia’s Internet service resulted when Rackspace copied the subpoenaed records from their servers. There is no FBI or U.S. investigation into Indymedia.”
    Said one FBI source, who spoke on condition of anonymity, “There were two different requests from two different countries that are in no way connected, except that both pertain to Indymedia.” The requests to handle the cases came through the countries’ embassies, to the Department of Justice, then to the FBI, he said.
    Bologna prosecutor Marina Plazzi told the AP that she had requested information about Indymedia-posted material from the United States. She stressed that her request did not seek “the seizure of servers or hard disks. Plazzi is investigating an anarchist group that has made bomb threats against European Commission President Romano Prodi.
    Bologna prosecutors said in a statement that they made a request to U.S. authorities for “specific and targeted information about (the) Indymedia provider. This request concerns neither the management nor the content of the Web Site.”
    “There was no reply to this request,” the statement said. “Any other information is bound to secrecy.”

    Swiss federal justice authorities referred questions to officials at the state level in Geneva but those authorities did not respond.
    It seems that photos posted on a French Indymedia site of two undercover police officers posing as protesters at an anti-globalization rally are at the crux of the Swiss case. Comments posted under the photos said they were taken because police had photographed protesters at past rallies. Swiss police have also posted images of protesters on police Web sites, labeling them “troublemakers” and asking the public for information about them.
    In late September, Rackspace sent Indymedia an FBI notice about the photos, which were on an Indymedia site operated out of Nantes, France.
    Rackspace sent the note to an Indymedia volunteer, who passed on the request to the Indymedia collective in Nantes. The Nantes collective then obscured the faces of the two Swiss officers, covering them with photos of the characters Mulder and Scully from the TV show “The X Files,” he said.
    Theriot-Orr said the FBI agents who later visited him asked about the Nantes Indymedia operation that had posted the photos of the Swiss police officers.
    A statement on Indymedia sites attributed to Rackspace said the company had complied with a “court order pursuant to a Mutual Legal Assistance Treaty” that lets countries assist each other “in investigations such as international terrorism, kidnapping and money laundering.”
    “Rackspace is acting as a good corporate citizen,” the statement added. “The court prohibits Rackspace from commenting further on this matter.” Rackspace spokeswoman Annalie Drusch refused further comment.
    “If it was all about those photographs, whatever they tried to do backfired,” Indymedia volunteer David Meieran in Pittsburgh said of authorities. “Now they’re mirrored on 300 Web sites around the world.”
    “It’s like trying to grab water,” said Meieran. “The Internet is all over the place. You can’t reach in and try to grab a photograph and expect it’s not going to be put up anymore.””

    28 October 2004
    Big Brother Awards : coup d’envoi de l’édition 2004

    Cette cinquième édition aura lieu le 21 janvier 2005, chacun peut dès maintenant proposer ses candidats:

    “Les BBA, organisés en France pour la 5ème année consécutive ainsi que dans une quinzaine d’autres pays du monde, poursuivent leur mission de «surveillance des surveillants» et de ciblage sélectif des plus grands représentants du tout-contrôle et de l’idéologie sécuritaire. Toute institution, entreprise ou personne s’étant distinguée par son mépris du droit fondamental à la protection de la sphère privée, ou par sa promotion de la surveillance et du contrôle des individus, peut être sélectionnée pour remporter l’une des six récompenses suprêmes, les Prix Orwell.

    Les gagnants de l’édition précédente sont listés ici, souvenez-vous, Pascal Nègre avait gagné le prix spécial Sarkozy du dopage :”Décerné à l’unanimité à Pascal Nègre, président d’Universal Music France, déclaré donc inéligible pour un prix Orwell. Ce “Prix du Dopage” lui revient pour son zèle à influencer les médias, les hommes politiques et les citoyens, de la nécessité de montrer les internautes comme des présumés pirates et les intermédiaires techniques comme des auxiliaires de justice. Autant de talents que l’intéressé a déployés tout au long de l’année 2003 pour justifier les articles de loi répressifs qui servent les intérêts de son groupe - la loi sur l’économie numérique (LEN), mais aussi le paquet Télécoms et le projet de loi sur les droits d’auteurs et droits voisins.

    Vous pouvez proposer vos candidats sur cette page.
    L’annonce du lancement sur le site des BBA